<![CDATA[Les Normaliens]]> http://enibouzarea.dzblog.com LE FOURRE-TOUT DU NORMALIEN. fr Sun, 04 May 2008 21:33:40 GMT Sun, 04 May 2008 21:33:40 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Les premières images du colloque]]> http://enibouzarea.dzblog.com/article-238190.html Historique
le premier Directeur de l'Algérie Indépendante
Mr. MEHRI ABDELHAMID
et l'actuel Directeur
MR. ABDELKADER HENNI.

Les anciens normaliens de retour.
 
Les photos de la 1° Matinée (Suite)

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Sun, 04 May 2008 21:33:40 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-238190.html
Programme du COLLOQUE INTERNATIONAL http://enibouzarea.dzblog.com/article-237378.html

SUR

L'ECOLE NORMALE ENTRE PASSE ET PRESENT

DE

L'ECOLE COLONIALE A L'ECOLE NATIONALE

03, 04 et 05 Mai 2008

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PREMIER JOUR 03 MAI 2008

MATINEE à BOUZAREAH

1°Séance:

Ouverture Officielle du Colloque

Interventions par Mmes et Mrs :

- Le Directeur de l'Ecole (E N S) Mr Henni Abd El Kader

- Le Directeur de l'Institut Maghreb Europe Mr Aissa Kadri

Mr Abdelhamid Mehri (ancien Directeur de l'E N S)  -

- La Directrice de l'A N D R U

- La Directrice du Palais de la Culture

2e Séance

- La coopération avec l'Algérie en matière d'Education et  d'Histoire par J.P ROUX
- Film sur l'histoire de l'Ecole Normale et reportage sur M. FERAOUN.

- Les Témoignages par AISSA BAYOUD (ancien élève), Mme et M. JEUNOT, ALAIN ROUMEGOUS, Mme et M. MAUVIEL et EL DJILALI ATTATFA.

APRES MIDI, 15h. au PALAIS de LA CULTURE
- FATAH BENBRAHAM (1850-1928) 1er normalien par Djilali SARI.
- Militants et Enseignants par Omar CARLIER.
- Exemples d'idées orientalistes à l'Ecole Normale par Abdelaziz BOUKENNA.
- Le Professeur BEN CHENEB trait d'union entre l'orient et l'occident par  Tayeb OULD AROUS.
- L'école algérienne et le développement cognitif de l'enfant par Nacéra ZELLAL.
- Débat.

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2eme Jour : 04 Mai 2008
MATINEE 1° Séance
- M.FERAOUN à FORT NATIONAL par Emmanuel SACRISTE.
- L'enseignement du sport dans l'Algérie coloniale par Youcef FATES.
- L'enseignant indigène par Messaoud TAIBI.

 MATINEE 2eme Séance
- Ecritures d'instituteurs par Dalila MORSLY.
- Les instituteurs/une médiation bloquée par Ahmed GOUATI.

2eme Jour : 04 Mai 2008
APRES MIDI, 14h30
1° Séance
- De Mounnerot à Max Marchand et Mouloud Féraoun par J.P. GAILBRAND.
- Le syndicalisme enseignant dans la guerre d'Algérie par Aissa KADRI.
- La qualité de la formation dans les "E N S" par Abdallah KOLLI.
- Les sources de la formation des formateurs à l'ENS à la lumière de la technologie de l'enseignement par Souad ABASSI.

2eme Séance
- Evaluation du programme de formation graduée en philosophie à l'ENS  par Lamouri ALLICHE.
- Les principes de la formation au niveau des Ecoles Normales problématique de la réalité au vue des mutations internationales par Abdelkader TOUMI.

CLOTURE

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3eme Jour : 05 Mai 2008
- 9h.à 12h : Visite de l'Ecole Normale Supérieure des Lettres et Sciences Humaines de BOUZAREAH.
- 13h. - 14h30 : DEJEUNER.
- 14h30 - 18h. : Visite dans la Wilaya de TIPAZA.
- 18h - 20h : DINER.
- 20h30 : SOIREE ARTISTIQUE.

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Wed, 30 Apr 2008 22:52:41 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-237378.html
Une pensée à KACI TAHAR un an aprés http://enibouzarea.dzblog.com/article-236178.html
Il y a une année que notre ami KACI TAHAR nous a quitté.
son fils Hamid nous fait parvenir ce message:



"Il y a un an, le 24/04/2007, était rappelé à Dieu notre regretté TAHAR KACI,"normalien devant l'éternel!".
Sa bonté, sa générosité, son honnêteté et son humilité étaient les qualités que lui reconaissaient toutes celles et tous ceux qui l'ont connu et côtoyé.
Ayons tous une pieuse pensée en sa mémoire!
"A Dieu nous appartenons, et à Lui nous retournerons"."
Hamid KACI:
h_kaci@yahoo.fr
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Fri, 25 Apr 2008 18:36:00 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-236178.html
ALI FERAOUN et les étudiants de l'ENSB un 16 Avril 2008 http://enibouzarea.dzblog.com/article-234268.html














































































































































































































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Wed, 16 Apr 2008 23:34:37 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-234268.html
Le colloque se déroulera à l'ENS de Bouzaréah les 03, 04 et 05 Mai 2008 http://enibouzarea.dzblog.com/article-232824.html
Communiqué de l’E.N.S. Bouzaréah

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
ECOLE NORMALE ET SUPERIEURE
DES LETTRES ET SCIENCES HUMAINES
* * *BOUZAREAH***
SOUS-DIRECTION DE LA POST GRADUATION

avis
Sous le haut patronage de Monsieur le Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, l'Ecole Normale Supérieure de Bouzaréah, organise en collaboration avec l'Agence Nationale de Promotion de la Recherche Universitaire et l'Institut Maghreb-Europe (Paris VIII),

 un Colloque International sur le Thème :

L’Ecole Normale entre
le passé et le présent

De l’Ecole Coloniale à l’Ecole Nationale

Le Colloque aura lieu le: 03, 04 et 05 Mai 2008.
Les Axes Retenus sont les suivants :
             - L'Ecole Normale sous la Colonisation,
             - Les Elites Sortantes de l'Ecole Normale,
             - L'Ecole Normale de l'Indépendance à Aujourd'hui,
             - Témoignages d'anciens Elèves et de Cadres de l'Ecole Normale.
Conditions de Participation:
- Le Résumé des Communications doit être adressé avant le:
          15 mars 2008 au Site Internet de l'E.N.S.
- Le Texte complet des Communications doit parvenir avant le :
          15 Avril 2008.

Adresse de l’E.N.S : 93, Rue Ali Remli, Bouzaréah, Alger.
Site Internet de l'E.NS : www.ensb.dz

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C.Ichir, ALI FERAOUN et S.Benzerga (Un des organisateurs du colloque)
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Communiqué extrait du site :
www.ccf-dz.com
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La Bouzaréah entre passé et présent

  Du samedi 3 au lundi 5 mai 2008 :

 ENS Bouzarea, Bibliothèque Nationale.


  Organisation : Ecole Normale Bouzarea, Institut Maghreb Europe Paris 8, Université d’Alger et UNSA-Education Centre Henri Aiguepersse/IRES.


  Participants : Enseignants chercheurs, sociologues, historiens, philosophes, pédagogues, vieux normaliens et médersiens, anciens instituteurs et professeurs, étudiants normaliens et de sciences de l’éducation, doctorants…

 

Il s’agit d’une rencontre qui conjugue à la fois une perspective de connaissance scientifique (Présentation de la recherche sur les enseignants et l’enseignement avant et après l’indépendance et interventions d’historiens, de sociologues, de pédagogues autour du système d’enseignement) mais aussi restitution de mémoires catégorielles, d’instituteurs, d’enseignants qui ont eu une place centrale dans l’histoire contemporaine de l’Algérie ; il s’agira de mesurer les transformations et les évolutions du système d’enseignement, particulièrement celle concernant la formation des enseignants dans la longue durée.

Ces mémoires d’enseignants sur leur métier, leur rapport à l’institution, aux élèves, à la société algérienne peuvent contribuer à éclairer en perspective les modalités nouvelles de formation, les transformations qu’a connues le système d’enseignement. Elles peuvent par comparatisme constituer un étalon d’évaluation du chemin parcouru et de ce qui reste à accomplir pour former les générations futures.

Liens utiles pour cette page:
                  - Les enseignants français en algérie
                       - L'ENIB à partir de 1914
                       - L'ENIB à partir de 1938
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Wed, 09 Apr 2008 20:33:40 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-232824.html
Colloque http://enibouzarea.dzblog.com/article-229711.html un colloque co-organisé par l’Ecole Normale Supérieure de Bouzaréah, l’Institut Europe Maghreb et l’UNSA  Education doit se tenir en mai à Alger sur le thème:
" La Bouzaréah entre passé et présent."

  Communiqué extrait du site : www.ccf-dz.com
 
  Du samedi 3 au lundi 5 mai 2008 :

 ENS Bouzarea, Bibliothèque Nationale.


  Organisation : Ecole Normale Bouzarea, Institut Maghreb Europe Paris 8, Université d’Alger et UNSA-Education Centre Henri Aiguepersse/IRES.


  Participants : Enseignants chercheurs, sociologues, historiens, philosophes, pédagogues, vieux normaliens et médersiens, anciens instituteurs et professeurs, étudiants normaliens et de sciences de l’éducation, doctorants…

 

Il s’agit d’une rencontre qui conjugue à la fois une perspective de connaissance scientifique (Présentation de la recherche sur les enseignants et l’enseignement avant et après l’indépendance et interventions d’historiens, de sociologues, de pédagogues autour du système d’enseignement) mais aussi restitution de mémoires catégorielles, d’instituteurs, d’enseignants qui ont eu une place centrale dans l’histoire contemporaine de l’Algérie ; il s’agira de mesurer les transformations et les évolutions du système d’enseignement, particulièrement celle concernant la formation des enseignants dans la longue durée.

Ces mémoires d’enseignants sur leur métier, leur rapport à l’institution, aux élèves, à la société algérienne peuvent contribuer à éclairer en perspective les modalités nouvelles de formation, les transformations qu’a connues le système d’enseignement. Elles peuvent par comparatisme constituer un étalon d’évaluation du chemin parcouru et de ce qui reste à accomplir pour former les générations futures. 

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Sat, 29 Mar 2008 11:31:47 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-229711.html
ENIB de 1914 http://enibouzarea.dzblog.com/article-232818.html Souvenir de normalien 

 L'Ecole Normale d'Instituteurs d'Algérie fut créée vers 1886. Jusque vers 1900 elle se trouvait sur les hauteurs d'Alger, à Mustapha.

Elle fut ensuite transférée à son emplacement actuel et prit le nom d' « Ecole Normale d'Instituteurs d'Alger-Bouzaréa »

Il  n'y en avait qu'une pour toute l'Algérie. A cette époque il y avait deux enseignements distincts : l'enseignement des Européens et l'enseignement des indigènes. Ce cloisonnement fut maintenu jusqu'en 1926. Il était donc dans l'ordre des choses qu'il y eût deux préparations différentes pour les élèves - maîtres. L' « Ecole Normale » proprement dite était pour les Européens exclusivement. Les Indigènes fréquentaient le «Cours Normal » . Les Indigènes ne pouvaient enseigner dans une école fréquentée par des Européens, Quant aux Européens désireux d'exercer leur métier dans l'enseignement indigène, ils devaient obligatoirement suivre un stage dans une « Section spéciale » , rattachée au Cours Normal. Le directeur de l'Ecole Normale pour Européens dirigeait également le Cours Normal et la section spéciale bien qu'il y eût un sous-directeur qui s'occupât de ces deux derniers en particulier.

Les programmes d'études étaient différents ;les professeurs également. Les études duraient trois ans pour tous . Mais les Européens devaient être titulaires du Brevet Elémentaire pour participer au concours d'entrée à l'E.N. et en deuxième année ils se présentaient au Brevet Supérieur. Les Indigènes prenaient part au concours d'entrée au Cours Normal muni du certificat d'études primaires. En 2ème année ils se présentaient au Brevet Elémentaire , diplôme jugé suffisant pour leur enseignement. La 3ème année était pour tous, une année d'apprentissage II y avait dans l'enceinte de l'E.N. une école annexe de six (6) classes (2 CP , 2 CE , 2 CM), 3 classes distinctes pour chaque enseignement.

Les élèves -maîtres européens étaient tenus de fournir un trousseau tous les ans. Les élèves -maîtres indigènes étaient habillés de pied en cape , par l'Ecole. Leur tenue de sortie était un uniforme copié sur celui des Zouaves et des tirailleurs : veste courte à col rond , pantalon bouffant , une ceinture rouge faisant plusieurs fois le tour du corps , chéchia à pompon, brodequins. La veste courte et la ceinture en tissu furent supprimées en 1916. La veste devint de longueur normale , en tissu bleu-marine, col officier brodé de deux palmes académiques. Les élèves - maîtres indigènes eurent même la faculté d'adopter le costume français. Deux lingères françaises assuraient le blanchissage et le raccommodage. L'Ecole Normale et le Cours Normal étaient logés dans deux corps de bâtiments assez éloignés l'un de l'autre, séparés par les locaux réservés au Directeur et à l'Intendance. Les dortoirs occupaient tout le Ier étage des bâtiments et les classes le rez-de-chaussée. Aucune mixité n'était tolérée, même dans les deux cours de récréation. La ségrégation était scrupuleusement observée sur le plan des contacts humains où l'infériorité était toujours imposée aux indigènes. En revanche sur le plan national les indigènes devaient afficher des sentiments patriotiques enthousiastes à l'égard de la France et en donner la preuve, le cas échéant. Tout manquement à cette règle dûment constaté était sanctionné par le renvoi. Un exemple: En 1916 deux élèves - maîtres indigènes appelés au Conseil de révision furent déclarés « bons, service armé ». Aucun sursis n'était accordé aux étudiants. Mais les conscrits indigènes pouvaient , selon la loi de recrutement qui leur était appliquée , fournir un « remplaçant». Le remplaçant était un mercenaire payé par l'appelé. Il s'engageait dans l'armée aux lieu et place du conscrit , bailleur de fonds , lequel se voyait ainsi exempté du service. Les deux normaliens usèrent donc de cette faculté conformément à la loi. Quand les professeurs de l'Ecole Normale et du Cours Normal, tous français, furent au courant de cette dérobade, qui, pour eux, était une désertion, ils expulsèrent immédiatement les délinquants, jugés indignes d'enseigner la langue française.

Le nombre d’éléves-maîtres au Cours Normal indigène oscillait entre 15 et 20 par année. A l'Ecole Normale française il était le double. Et pourtant la population scolaire indigène était dix fois plus élevée que l'européenne.

Certains élèves-maîtres indigènes, après deux années de Cours Normal voulurent pousser leurs études à l'Ecole Normale française. Ils durent signer une promesse par laquelle ils s'engageaient, quand ils seraient majeurs, à se faire naturaliser français. L'instituteur indigène ne pouvait absolument pas enseigner dans une école pour Européens. Le directeur d'une école indigène était toujours un français quel que soit son âge et quels que soient les compétences, l'âge et l'ancienneté de ses adjoints indigènes.

Et ces adjoints traumatisés par leur complexe d'infériorité se contentaient de leur situation diminuée qui tout de même les plaçait au haut de l'échelle  sociale de leur communauté. Quand les plus dynamiques d'entre eux créèrent , dans les années trente , une amicale des instituteurs indigènes , ils exposèrent leurs revendications dans une revue qu'ils intitulèrent   « La voix des humbles ». Quel titre éloquent, dans son humilité !

Souvenirs de Si Mohand Hocine Sahnouni

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Sun, 23 Mar 2008 16:19:52 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-232818.html
Md. DEROUICHE http://enibouzarea.dzblog.com/article-182096.html Hommage à Mohamed Derouiche
L'école, un sacerdoce

En cette soirée ramadhanesque du jeudi 27 septembre, la grande salle de la maison de jeunes s'est avérée étroite devant la nombreuse assistance venue se recueillir à la mémoire de cet éducateur de talent qui nous a quittés le 27 août 1989.

Ils étaient tous là : ses proches, ses anciens élèves devenus quinquagénaires pour la plupart, des collègues retraités de l?éducation, des anciens camarades des SMA de la belle époque. Le programme concocté pour la circonstance a restitué les différentes activités périscolaires que l'ancien directeur du CEG - Collège d'enseignement général pour les non-initiés - aimait organiser de son vivant à l?intérieur de l?établissement. C?était durant les années 1960/1970. Un menu riche à la hauteur des idées défendues de son vivant par cet ancien normalien de la promotion 1948 : poésie, théâtre, chorégraphie, chants andalous. Le CEG de Baranès de cette époque a vu transiter sur ses bancs une soixantaine d?élèves qui par la suite sont devenus des artistes, musiciens, chanteurs, peintres, comédiens. Une véritable pépinière de talents couvés par le génie et l'affection d?un pédagogue hors pair. Sa renommée, le collège la doit aussi à ses bons résultats scolaires et au sérieux de son fonctionnement. Il fut érigé en établissement d'application annexé à la fameuse Ecole normale voisine de quelques dizaines de mètres. Les locataires de ce temple de la pédagogie - ceux d?avant 1971, année de son changement de statut, l'Ecole normale devenant un ITE (Institut de technologie d?éducation ? se souviennent du directeur à la silhouette altière qui les attendait au portail d?entrée. Bien avant l?arrivée des élèves. Le défunt Mohamed Derouiche était aux petits soins avec les stagiaires normaliens. Des témoignages ont convergé pour saluer les valeurs universelles qu'il incarnait dans le quotidien de sa profession. La synthèse est toute trouvée en le qualifiant d?« homme d?honneur et de rigueur ». L?émotion du souvenir et de la nostalgie n?a pas occulté l?objectif premier de ce genre de manifestation. En effet, tout au long des débats qui ont suivi les témoignages, un leitmotiv revenait sur toutes les lèvres : que faire pour renouer avec ces valeurs de probité, de travail soigné, de solidarité et de respect mutuel entre les citoyens ? Les médailles remises en fin de soirée ont suscité des sentiments de satisfaction. Les récipiendaires sont tous des retraités de l?éducation ou anciens élèves du défunt. Le geste qui les honore traduit la profonde reconnaissance pour les sacrifices endurés dans l?exercice d?une profession noble mais ingrate. Ils étaient beaux à voir ces retraités en pleine force de l?âge pétillant d?intelligence et de sagesse. Que de services ils peuvent encore rendre aux jeunes générations ! Le clou de la soirée a été incontestablement l?hommage posthume rédigé à partir de sa ville natale de Khemis Miliana par Mohamed Yahi inspecteur à la retraite. Son texte nous invite à méditer ce que le pays et la société perdent au change en marginalisant ses éducateurs. Ici des passages : « (..) Elève-maître à l'Ecole normale de Bouzaréah, tu as été pour nous tes camarades de promotion, un aîné, un guide, un modèle de vertu et de bonté. Qu'elles étaient enflammées nos discussions culturelles et pédagogiques de jeunes instituteurs souriants à leur future vie d?enseignant. Educateur, tu as donné le meilleur de toi-même à ces âmes ingénues qui t'étaient confiées. Directeur de collège, tu as guidé, soutenu et préparé à la vie des générations de jeunes hommes et de jeunes filles qui aujourd'hui pleurent un maître aimé et respecté. Comment ne pas évoquer notre rallye scout et estudiantin de 1950 à Tlemcen. Comment taire en tant qu?anciens responsables nationaux de la MGEN (actuelle Munatec) tout ce que te doivent notre mutuelle et nos mutualistes ? Comme tous ceux qui pieusement sont morts au service de l?éducation, tu as droit que sur ta tombe des éducateurs viennent et prient. »

                                           Bio Express

Mohamed Derouiche est né le 27 janvier 1924 à La Casbah d'Alger. Il est le fils unique d'une famille modeste originaire de Betrouna sur les hauteurs de la ville de Tizi Ouzou. Déjà à l?école primaire Brahim Fatah de Bab Ejdid, il disait à sa mère : « Je rêve de devenir instituteur pour éduquer les enfants pauvres du quartier. » Il obtient son CEP en 1938, son Brevet en 1944 au collège Sarrouy et son baccalauréat en 1948 au lycée Bugeaud (l'actuel Emir Abdelkader). Dès l?adolescence, il milita dans les rangs du PPA. Ses activités de militant de la cause nationale (collecte de fonds, médicaments, informations en milieu urbain) lui valurent des mesures disciplinaires en 1957 et 1961. Il connut la prison et la torture. La même année, il passe son concours d?entrée à l?Ecole normale d?instituteurs de Bouzaréah et y décroche son Certificat d?aptitude professionnelle en 1949. 1949/1950 : premier poste à Orléanville (El Asnam). Il sera vite de retour sur Alger. Il prend poste à l?école primaire de son enfance jusqu'à l'indépendance du pays (1950/1962). Il rejoint le collège Baranès (actuel Omar Lagha) pour assurer la direction jusqu'à sa retraite en 1978. Le défunt avait associé à sa profession d?instituteur une autre facette, celle de chef scout. Une autre grande famille qu?il fréquente de 1941 - en tant que membre du groupe El Kotb des Eclaireurs musulmans algériens à 1965. Il quitte les SMA pour incompatibilité de convictions avec les responsables politiques de l?époque. Lui est resté fidèle à la mission d'éducation du mouvement scout. Les autres en faisaient une caisse de résonance et appendice du régime. Il a laissé pour la postérité un ouvrage de référence Scoutisme : école du patriotisme - ENAL -OPU 1985.

Ahmed Tessa

Journal "EL WATAN" du 29/09/2007 

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Sat, 29 Sep 2007 11:40:07 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-182096.html
MESSAGERIE http://enibouzarea.dzblog.com/article-41342.html LES CONTACTS

 LES « NOSTALGIQUES » suivants seraient très heureux d’avoir des nouvelles des amis de tout horizon.  Leur vœux le plus cher est de trouver dans leur boite, un email d’un ami perdu de vue depuis des dizaines d’années.   

 

 

- BOUMEZOURAH Makhlouf   Promo59-63 : 

c_ichir@yahoo.fr  (qui fera suivre)        

- MEZREG Aldjia                       Promo67-71 : 

alinea_44@yahoo.fr 

- BENDECHACHE Ramdane    Promo67-71 :

r_bendechache@yahoo.fr

- RAHMOUNE Abdelaziz          Promo67-71 : 

ief_dz@yahoo.fr   


- BOUNATIRO Mohamed         Promo67-71 :  

son souhait est de créer une  association, pour les normaliens de tout bord et pouvoir les réunir le plus tôt possible.

Les normaliens intéressés peuvent le contacter par email ou par téléphone aux :

bounatiroecriture@yahoo.fr

ou Tel : 062.67.91.48

Tous mes remerciements aux  aînés :

Jean Boureykoff. j.boureykoff@laposte.net
Georges Pagano.  georgespagano@free.fr  
Hadji Lahlou.    lahlou.hadji@stanfordalumni.org
Alain Louche.    alain-louche@wanadoo.fr
Yvon Roux.       Yvonroux@aol.com
Pr. Jean-Yves Daniel (EN/Constantine)

Biologie de la différenciation et du développement

Université de Bordeaux2 jean-yves.daniel@biocell.u-bordeaux2.fr

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Fri, 15 Jun 2007 22:02:00 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-41342.html
Hommage au défunt KACI TAHAR http://enibouzarea.dzblog.com/article-144953.html  

En ce triste jour, Mercredi 25 Avril 2007, notre frère

KACI TAHAR

nous, a quitté à jamais. 

Il est l'auteur du plus beau texte de ce blog et son fervent soutien.

Que Dieu le tout puissant l'accueil dans son vaste paradis.

"A Dieu nous appartenons et à Dieu nous retournons." 

EX-MINISTRE DE LA REPUBLIQUE

TAHAR KACI S’EST ETEINT DANS L’ANONYMAT

 L’ex-secrétaire d’état auprès du ministre  du travail chargé de la Formation professionnelle, Tahar Kaci, s'est éteint la semaine dernière à Alger. Ce haut cadre de l'État, qui a donné le meilleur de lui-même au secteur durant les années de braise, était égale­ment connu pour ses nombreux écrits, notamment sur la relation entre l'enseignement secondaire et l'en­seignement supérieur ainsi que sur la problématique de la formation des enseignants. La disparition de ce ministre de la République est passée sous silence dans les médias officiels alors qu'une foule nombreu­se l'a accompagné à sa dernière demeure. Seul un message a été diffusé sur le site Internet de l'École normale supérieure de Bouzaréah en guise d'homma­ge à cet homme et haut cadre de la nation. Né en 1944 à Mekla, à 30 km de Tizi Ouzou, Tahar Kaci (à gauche sur la photo) a enseigné la philosophie et la pédagogie à Constantine puis à Alger.

 

 

 

 

Extrait de « radar » du journal « LIBERTE » du samedi 28 avril 2007.

 

 

 

 

 

 

 HOMMAGE à TAHAR KACI

Une lumière s'en va

Triste sort que celui des fleurs qui poussent dans un champ de chardons. Elles périssent piétinées par les ânes, friands de ces espaces épineux.

 Dans son domaine de prédilection, la péda­gogie et la gestion des systèmes éducatifs, Kaci Tahar était une lumière. Cet ancien normalien, agrégé de philosophie, a réalisé un parcours professionnel sans faute. Il a été tour à tour professeur de psychopédagogie, directeur d'ITE (Institut technologique de l'éducation), di­recteur central au ministère de l'Education natio­nale, secrétaire d'Etat à la Formation profession­nelle et conseiller à la présidence de la République. C'est à partir de cette dernière pro­motion qu'il a été mis sur une voie de garage vers la fin de l'année 1999. Son éviction, en pleine maturité physique et surtout intellectuelle — il avait à peine 54 ans — l'avait profondément af­fecté. Il venait de comprendre les ressorts pro­fonds de la logique du régime politique algérien, 11 aimait dire que dans notre pays, la noblesse du titre de commis de l'Etat n'avait aucune signifi­cation. Oui, malheureusement, cette amère le­çon, Kaci Tahar venait d'en faire l'expérience dans une douleur muette. Discret à la limite de la timidité — comme en témoigne Achour Scghouani, son ancien camarade à l'Ecole normale de Bouzarea et collègue au MEN — le défunt ne livrait pas ses états d'âme. Après son départ forcé, il trouva  dans la lecture. et l'écriture : les deux mamelle de tout intellectuel digne de ce nom. Avant de nous quitter, il laissa un ouvrage retentissant. La plume de ce fin pé­dagogue a transcrit sa riche expérience du terrain et des arcanes du pouvoir décisionnel. Réflexions sur le système éducatif est une mine d'or riche en documentations chiffrées et en analyses fécondes. Il se lit d'un trait avec des chapitres in­dépendants, fruits de communications que l'au­teur a données lors de colloques et rencontres scientifiques autour du système éducatif algé­rien. Mme Joëlle Bonnet, experte internationale  en sciences de l'éducation, nous a affirmé après avoir pris connaissance de l'ouvrage : «il s'agit d'une double vision critique et prospective d'une hauteur de vue remarquable. Ce monsieur pos­sède le génie de débusquer les dysfonctionne­ments dans leurs moindres recoins.» En effet Kaci Tahar a délivré en guise de testament un vé­ritable mode d'emploi du système éducatif algé­rien. Pour ceux qui l'ont approche dans son travail — ses conseillers au secrétariat d'Etat collaborateurs et collègues au MEN — l'image de l'homme intègre est restée intacte. Il recèle une envergure intellectuelle colossale construite sur un solide socle de culture générale; un profil rare par les temps qui courent. Son acharnement  au travail a forgé en lui un homme respecté pour son sérieux. Un de ses conseillers à la FP dit de lui ; «Les dossiers remis après étude nous sont retournés en un temps record avec des remarques et des annotations judicieuses.» Notre ministre a pris le soin de les étudier en profondeur. Quelques mois avant cette date fatidique du 25 avril dernier, il avait chargé — à titre amical — une boîte de communication de l'aider à améliorer le site qu'il venait de lancer avec un ami normalien.

Encore une fois, c'est un legs aux générations futures puisqu’il le destinait à perpétuer la mémoire de l’Ecole Normale de Bouzarea. Ne fut-elle pas en son temps, le temple de la pédagogie et du professionnalisme ? En ce mercredi d’avril, le petit cimetière de la sympathique ville de Ouled Fayet a réuni autour de la dépouille du défunt tous ses anciens collègues du MEN et de la formation professionnelle.

Parmi eux, nombreux sont les retraités aux cheveux blancs et des plus jeunes, encore en activité. Sur la pointe des pieds, sans tambour ni fanfare, ce fils de Mekla s'en est allé sous terre rejoindre les lumières du paradis. Au revoir, cher maître. Que Dieu ait ton âme.

C'était un homme respecté, une pointure intellectuelle colossale

                                                                                                                                                          

Ahmed Tessa

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Wed, 25 Apr 2007 19:21:19 GMT http://enibouzarea.dzblog.com/article-144953.html